Remise du "Prix Secolux"
Le jeudi 26 avril 2012, en marge de la présentation officielle du Rapport annuel 2011 du Centre de Recherche Public Henri Tudor, le « Prix SECOLUX » a été remis pour la première fois à des travaux réalisés au CRP Henri Tudor.
A propos du prix SECOLUX
Ce prix est sponsorisé par la société de prestations de services dans le domaine de la construction SECOLUX. Par la remise de ce prix, la société SECOLUX souhaite encourager la recherche scientifique et l’innovation dans le secteur de la construction. Les travaux de recherche, qui peuvent se présenter sous forme de projet de recherche, de thèse doctorale, de publication scientifique, de méthode, d’outil, de spin-off, etc. doivent revêtir un caractère original et être en relation avec une thématique du secteur de la construction comme, par exemple, la construction durable, l’environnement, l’énergie, les matériaux, la gestion de projets.
C’est la première fois que SECOLUX sponsorise ce prix à destination du CRP Henri Tudor. La société le fait depuis quelques années pour d’autres institutions de recherche ou d’enseignement supérieur en Belgique et au Luxembourg. Cinq dossiers ont été présentés par les équipes de recherche du Centre et le jury indépendant, composé de spécialistes de la construction et du management de l’innovation, a sélectionné le dossier présenté par Claude Becker et Julien Petersen, tous deux chercheurs au département « Avanced Materials & Structures » (AMS).
Les nanotechnologies dans le secteur de la construction
Les travaux lauréats de cette première édition du « Prix SECOLUX » concernent l’utilisation des nanotechnologies dans le domaine de la construction. En effet, les nanotechnologies commencent à y jouer un rôle de plus en plus important et les matériaux autoréparants, photosensibles, dépolluants, autonettoyants, anti-buées ou anti-salissures présentent un bel avenir devant eux. Toutefois, la plupart de ces applications innovantes sont basées sur des matériaux inorganiques tels que des oxydes métalliques difficiles à recycler ou élaborés sur base de précurseurs toxiques.
S’inspirant de la microstructure observée dans la nature, notamment sur la feuille de lotus, l’invention de l’équipe d’AMS s’appuie sur le dépôt par plasma à pression atmosphérique d’un film ultra-mince de polymère (non polluant) nanostructuré, rendant la surface qu’il recouvre super-hydrophobe. Ce traitement, parfaitement transposable à l’échelle industrielle, s’adapte à tout type de supports (verre, bois, métal, plastiques, etc.) et confère aux surfaces des capacités auto-nettoyantes, anti-buée, anti-givre et anti-salissures. Un brevet a été déposé pour cette invention. Le jury a relevé le caractère innovant et durable de cette méthode, mais aussi le fait que cette invention soit parfaitement transposable à l’échelle industrielle.

De gauche à droite: Jean de la Hamette, vice-président du Conseil d'Adminsitration de SECOLUX, Claude Becker et Julien Petersen, chercheurs au CRP Henri Tudor


